Les 101 Dalmatiens (1996)

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Saviez-vous que les studios Disney ont décidé de faire un film sur les origines de l’une des méchantes les plus emblématiques de notre chère enfance ? Cruella D’Enfer revient une nouvelle fois sous les traits de la jeune et talentueuse Emma Stone. Pourquoi pas ? Avec un peu de maquillage, un rouge-à-lèvre et des grimaces, elle pourrait être tout aussi convaincante que Glenn Close.

Vous l’aurez compris, je vais vous parler la version-live des « 101 Dalmatiens » sortie en 1996, un premier essai pas si raté. Encore timide, Disney a opté pour une adaptation classique et fidèle de son matériel d’origine, le dessin-animé de 1961. On retrouve le couple Anita et Roger, leur chien respectif –Pongo et Perdita – ainsi que leur marmaille (de tête Lucky, Pinceau, Laflaque…), les sbires Jasper et Horace et bien évidemment Cruella D’Enfer.

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« La relecture moderne sauce année 90 » est une des nouveautés principales du film. Roger, par exemple, a troqué ses partitions de musique contre des logiciels de programmation de jeu-vidéo (« ces détestables gadgets qui rendent les gamins complètement idiots ») tandis que sa future épouse Anita est styliste sous la tutelle de Cruella, redoutable chef d’entreprise d’une maison de couture « Maison d’Enfer ». (idée intéressante).

Que dire de ce film ?

En 1996, c’était un appât génial pour entraîner vos parents ou vos grands-parents de force au cinéma. Un film Disney – les pros de l’autoréférence – écrit par John Hugues (Maman j’ai râté l’avion, Denis la Malice…). Entre L’inspecteur Gadget et Flubber, Les 101 Dalmatiens s’inscrivait parfaitement dans cette mode de film pour commandes avec une intrigue bateau et des gags adressés aux enfants de 5 ans.
TOUTEFOIS, il n’est pas complètement inintéressant. Déjà, on peut saluer un excellent choix de casting anglo-américain avec en tête la jubilatoire Glenn Close qui s’éclate à jouer les méchantes. Ses emportements (« Prenez les croquis d’Anita et donnez-les moi, serait-ce trop pour vous ?! »), ses crises d’hystérie (« tenez, tenez, TENEZ ! ») et ses éclats de rire tonitruants m’ont à plusieurs reprise fait sauter de mon siège. Ajoutez à cela ses saillies amusantes à l’encontre de Roger et de ses complices – Cruella a visiblement une dent contre les hommes dans cette version – pour rendre ce personnage détestable en tout point. La présence de Hugh Laurie dans le rôle, irrésistible en gentleman dandy beau-parleur mais surtout un peu imbécile, apporte une valeur ajoutée non négligeable. Pas de fausses notes concernant le reste de la distribution.

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Les répliques sont également aux petits oignons, avec une touche de mauvais esprit assez décalé (signature du scénariste John Hugues) pour une production de cet acabit. En le revoyant récemment, j’ai été agréablement surprise de découvrir des répliques à double-lecture pas forcément à la portée des enfants.

C’est dommage que la dernière partie du film (qui se déroule à l’intérieur du manoir de Cruella et dans une ferme) se limite à des gags débiles, cartoonesques et déjà-vu dans – entre autres – Maman j’ai râté l’avion, Dennis La Malice, Flubber…Est-ce que cela n’aurait pas été plus classe de voir Glenn Close poursuivre les dalmatiens au volant d’une voiture, les yeux en sang et possédée comme dans le dessin-animé, plutôt que de la voir dégringoler lamentablement dans une cuve de caca (hahaha…) ?

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Surtout que cette critique visant la pauvreté d’écriture des films familiaux est directement énoncée dans Les 101 dalmatiens par un…enfant, testeur de jeu-vidéo, expliquant à Roger qu’il n’aime pas être pris pour un idiot et réclame une vraie méchante à combattre.

En conclusion, je me permets de pasticher une de ces répliques, idéales pour résumer le film : « La réalisation est pas mal, les acteurs sont convaincants, l’intrigue est truffée d’idées intéressantes mais ça ne m’intéresse de voir des méchants tomber, se cogner contre les murs et se faire avoir par des putois…un gamin de 5 ans vous expliquerait que ce film est débile. »

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