Matilda

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C’est enfin le jour de la rentrée. Un supplice pour certains élèves, un enchantement pour les autres. Pour la petite Matilda Verdebois, c’est l’occasion idéale d’échapper à son quotidien morose pour apprendre « des tas de nouvelles choses ».

Qui c’est, cette Matilda Verdebois avec sa petite bouille en forme d’oeuf de Pâques ? Toute droit sortie de l’imagination de Roald Dahl, un auteur britannique incontournable de la littérature de jeunesse, Matilda est la jeune héroine du roman éponyme adapté au cinéma en 1997 par l’acteur-réalisateur Danny DeVito (La Guerre des Roses, Batman le défi, Jumeaux…).

Matilda

Condamnée à vivre au milieu d’une famille d’américains moyens qui ne la calcule pas, la jeune prodige Matilda Verdebois se réfugie dans les livres à partir de l’âge de quatre ans. Un beau jour, son père décide de l’envoyer à l’école sous la supervision de la directrice Mademoiselle Legourdin (ça ne s’invente pas) et de la maîtresse d’école Mademoiselle Candy. La soif d’apprendre de Matilda et son amitié naissante avec Mademoiselle Candy seront rapidement contrariées par l’autorité abusive de la terrible Mademoiselle Legourdin, ancienne championne Olympique de lancé de javelot et allergique aux enfants. Se découvrant des super-pouvoirs de télékinésie, Matilda décide de prendre sa revanche sur les adultes : à commencer par ses parents et Mademoiselle Legourdin.

« Je suis malin et toi tu es bête, je suis grande et toi tu es petite, j’ai raison et toi tu as tort »

Dans le livre/ film, Matilda se fait (plus que) sévèrement brimer par les adultes. Danny DeVito opte pour une mise en scène hystérique avec des angles bizarres (plongé/contre plongé) accentués par des gros plans déformants. Matilda, ses camarades ainsi que Mademoiselle Candy sont souvent filmées en position de faiblesse. Mais Tom et Jerry nous ont appris que la souris, aussi petite et frêle soit-elle, se montre souvent plus agile que le vilain gros chat. Le savoir, le courage et la malice l’emportent sur l’entêtement, la violence et la bêtise ambiante.

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Avec Matilda, Roald Dahl signe un conte de fée immanquablement critique, absurde et parfois cruel envers les adultes dans un monde dystopique où la télé remplace la baby-sitter et l’école (« pourquoi lire lorsqu’on a un poste de télévision sous notre nez ? ». A l’exception de Mademoiselle Candy (seul personnage adulte à avoir conservé sa part d’enfance), l’auteur gratine ses personnages dans un langage très imagé allant jusqu’à la plus pure méchanceté. Les Verdebois sont dépeints comme des escrocs vulgaires, malhonnêtes et proches de la dégénérescence (des caractéristiques formidablement retranscrites – et américanisées – dans la version cinéma).

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Mais une soirée en compagnie des Verdebois devant une émission télé grotesque ne paraît pas si mal à côté des crises de colère impressionnantes de Mlle Legourdin. Dôtée d’une carrure d’athlète, elle pourrait parfaitement figurer dans le Livre Guinness des Records. Elle soulève des poids et des voitures, pratique régulièrement le lancer de javelots et ses bonds gigantesques évoquent une ogresse perchée sur des bottes de sept lieux. Sa place est plus sur un stade que dans une cour d’école où elle pratique ses exploits olympique sur des enfants (vous connaissiez le fameux lancer de nattes ?). Fait amusant, la Legourdin a une façon particulière de transmettre sa passion en forçant un enfant à dévorer un énoOOOOOorme gâteau au chocolat en guise de punition (c’est ça ou se retrouver enfermé dans L’Etouffoir, un équivalent moderne de La Vierge de Fer, instrument de torture moyen-âgeux). Une méchante physiquement et moralement repoussante, comme Dahl sait si bien les inventer (on espère fortement qu’il ne s’est pas inspiré d’une véritable personne).

Matilda

À la fois drôle, grinçant et pertinent, Matilda partage un message original et bien-fondé autour de l’importance du savoir lorsque l’on se prépare à affronter la vie. Il s’agit également d’une œuvre prescriptrice diablement efficace pour donner goût à la lecture aux plus jeunes.

Le ton cartoonesque et hystérique du film se colle assez bien à l’univers de Roald Dahl. Porté par l’adorable jeune actrice Mara Wilson (souvenez-vous, elle incarnait aussi la benjamine dans Mrs Doubtfire !), le film est toujours aussi agréable à regarder. A rattraper absolument pour les retardataires, ou les personnes nées après les années 2000.

Et vous, Matilda vous a-t-elle aussi donné goût à la littérature ?

  • tang
    menelik
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    Gâteau Yes des années 80

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