Le Prisonnier

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Un agent secret du royaume de sa majesté démissionne et rentre chez lui à bord de sa Lotus. Il se prépare à partir en vacances et fait ses valises quand un gaz anesthésiant et lancé chez lui. Lorsqu’il se réveille il est dans le Village, un endroit étrange avec une petite communauté dirigée par le Numéro 2. Un badge sur leur poitrine les identifie, l’agent secret est désormais le Numéro 6.

Ce pitch qui donne sacrément envie d’en savoir plus est celui du Prisonnier, qui a marqué son époque dans les années 60 alors que la série ne compte que 17 épisodes en tout. On la doit à l’écrivain lui-même ancien espion George Markstein, avec Patrick McGoohan (vu dans Braveheart, L’évadé d’Alcatraz, L’homme au masque de fer…) dans le rôle titre – il est également producteur, réalisateur et scénariste.

Le Prisonnier est un thriller, il s’agit de savoir comment il a pu arriver là et qu’est ce qu’il se passe au juste, en cela la série est assez proche du précédent succès de Patrick McGoohan, Destination Danger. Mais c’est aussi une série qui est devenue culte niveau science-fiction, avec cette vision très particulière du futur fantasmé dans les 60’s, une manière un peu baroque et totalement dépassée aujourd’hui. La série a profondément marqué la pop-culture de l’époque pour son aspect dramatique et psychologique.

La série était jugée très violente pour l’époque, et lorsqu’elle fut diffusée en France en 1968, l’ORTF censura plusieurs séquences qui furent purement et simplement coupées (comme le Rôdeur qui étouffe ses victimes, une tentative de suicide ou lorsqu’une personne est passée à tabac). Pour la petite info plutôt rigolote, « The General » en VO est devenu « Le Cerveau » en version française : les censeurs de l’époque avaient en effet peur qu’il puisse y avoir une confusion avec « Le Général » De Gaulle qui était encore au pouvoir à cette époque. Après la mort du Président De Gaulle et lors des rediffusions de la série, « The General » récupéra son titre dans la version française.

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Plus que sa violence montrée à l’écran (qui aujourd’hui paraît totalement illusoire), c’est surtout par son aspect psychologique que Le Prisonnier marque, encore aujourd’hui. Il y a une espèce de psychose dans le fait que l’homme se retrouve prisonnier d’un lieu dont il ignore tout, pour des raisons mystérieuses, et qu’il essayera de s’y échapper.

Je vais un peu spoiler mais il y a prescription (ne lisez pas ce paragraphe si vous ne voulez rien savoir) : lors du dernier épisode, Numéro 6 parvient à s’échapper et rentrer chez lui mais il y a beaucoup de symboles dans les derniers plans si bien qu’on se demande si toute la série n’était pas une métaphore de la schizophrénie. On le sait, Patrick McGoohan a joué John Drake dans la série Destination Danger qui avait eu un succès international. Pourtant dans Le Prisonnier il est l’exact copie de son personnage : agent secret avec le même style et le même caractère, comme si on essayait de nous faire comprendre que le personnage est le même. Sachant que dans Destination Danger il y avait déjà le thème du mystérieux village et le thème du double… en tout cas c’est une explication qui se tient !

J’ai découvert Le Prisonnier bien plus tard, à une époque où j’aimais les séries d’espionnage lorgnant vers la science-fiction et de manière rétro (comme Chapeau Melon). C’est une série fascinante pour la tension qui s’en dégage et le mystère palpable, si vous ne l’avez pas vu je vous encourage à la découvrir ! Et vous, comment avez-vous interprété la fin de la série ? Quels souvenirs en gardez-vous ?

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