Le caméléon

Le-Cameleon

« Il existe des êtres doués d’une intelligence supra normale, des génies qui possèdent entre autres la faculté d’assumer n’importe quelle identité. En 1963, les chercheurs d’une entreprise appelée « Le Centre » ont mis en isolement un de ces êtres, un jeune garçon nommé Jarod et exploitèrent son génie pour des recherches secrètes. Mais un jour le « Caméléon » leur échappa… »

Vraiment marrante cette manière qu’avaient les américains de commencer leurs séries dans les années 80/90 avec un texte servant à la fois d’intro et de résumé. En même temps, cela nous permettait de comprendre grosso modo l’intrigue en prenant la saison en (de) cours. Il était donc facile de suivre les aventures de Jarod, aussi nommé caméléon, sans vraiment le connaître. Cet homme plutôt séduisant jouait les justiciers cachés à chaque nouvel épisode en se mettant dans la peau d’un nouveau personnage (médecin, pompier, vendeur de glaces) – c’est facile quand on est super intelligent – et punissait les responsables de méfaits en imaginant des stratagèmes un poil pervers, preuves d’un esprit brillant. Souvent il utilisait les démons de ses victimes, les effrayant jusqu’à ce qu’ils mouillent leur pantalon et confessent leurs fautes.

Pour ceux qui suivaient la série dans sa globalité, il y avait une histoire dans laquelle l’histoire prenait place (vous me suivez toujours ?). Jarod, enlevé à ses parents lorsqu’il était enfant, était à la recherche de sa famille. Tout en jouant les héros, les détectives, il devait également échapper à ses poursuivants venus de ce « Centre » où il avait été enfermé pendant 33 ans. Mais contrairement à certaines séries où les gentils sont bons et les mauvais, méchants (et vice-versa), dans le caméléon, l’intérêt du Caméléon résidait aussi dans la complexité des personnages, leur dualité, l’ambiguïté de leurs relations. Ainsi, Jarod est à la fois doté de capacités intellectuelles hors norme et un vrai gosse qui découvre à chaque mission les choses de la vie quotidienne comme les sucettes, les groupes de musique en vogue, Batman. Il est aussi extrêmement gentil et pourtant prend un malin plaisir à punir les méchants. Sidney est un psy qui a utilisé le super intellect de Jarod pendant des années à des fins criminelles et qui pourtant a créé une relation de père-fils avec le caméléon : ils se parlent souvent au téléphone, Jarod lui fait confiance (syndrome de Stockholm sans doute) et Sidney est fier de ce qu’accomplit Jarod. On a aussi Miss Parker qui cherche la vérité sur la mort de sa mère tout en poursuivant Jarod avec qui elle a un lien indescriptible. C’est la seule personne du même âge que Jarod ait pu rencontrer pendant sa détention. On aime penser que ce sont des sentiments autres que de l’amitié ou de la haine qui existent entre eux. L’acolyte de Miss Parker, un informaticien chauve et trouillard, est pourtant un gentil monsieur qui prend soin de sa fille et qui semble là plutôt car on l’y oblige que par plaisir. Il a beau être doué, il se fait toujours doubler par Jarod. Je me souviens aussi du méchant vraiment méchant à la Dark Vador, M. Raines, un homme cruel qui pratique des expériences sur les personnes du Centre.

caméléon la serie

Bref, le caméléon, c’était toujours de l’émotion, des mises en scène, de la peur, de l’intelligence, de la surprise et ça nous manque. A quand le retour de Jarod sur petit écran ?


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