Arnold et Willy : retour sur une série culte !

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Lorsque, pour la première fois, je me baladais sur Park Avenue à New York, j’ai été frappée par une scène qui me rappelait quelque chose. Un businessman, son chauffeur, des dog sitters (babysitters pour chiens qui les promènent dans Central Park) et deux gouvernantes en uniforme rose et tablier blanc courant après leur patron si pressé qu’il en a oublié son lunch. Et d’emblée, cela m’a rappelé quelque chose, une série de mon enfance : Arnold et Willy ! Parce que cette série a construit l’image que j’avais de l’Upper East Side* en arrivant à New York (*quartier très huppé de l’est de Manhattan, à deux pas de Central Park).

De mon enfance, je garde en effet le souvenir d’heures passées à jouer à Pac-Man (qui figure parmi les grands classiques des jeux vidéo des années 1980), à regarder (entre autres) de Capitaine Flam, Goldorak, Dallas et d’Arnold et Willy. Mais je me souviens avant tout du générique entêtant (refrain) de ma série préférée de l’époque (que je chantais à tue-tête) :

« C’est vrai, faut de tout tu sais,
Faut de tout c’est vrai,
Faut de tout pour faire un monde »…

« Les apparences et les préférences,
Ont trop d’importance,
Acceptons les différences »

Arrivée en 1982 sur TF1, la série a été ensuite intégrée à la très chère émission de notre enfance, Le Club Dorothée à partir de 1991. Son titre original est Different Strokes, que l’on peut traduire en français par « Tous les goûts sont dans la nature » et qui viendrait de l’expression Different strokes for different folks, parfois attribuée à Muhammed Ali.

3/9/1983 Nancy Reagan holds a t-shirt during rehearsal and Taping of television show "Different Strokes" with Conrad Bain Gary Coleman Todd Bridges Dana Plato and Mary Jo Cattlett at Universal Studios in Los Angeles California

Philipp Drumond, un riche homme blanc « d’âge mur », fait la promesse à sa gouvernante afro-américaine mourante qu’il s’occupera de ses deux fils dont le père était décédé des années plus tôt. Il est blanc, il est très riche et il habite au 900 Park Avenue dans l’Upper East Side. Une adresse et un zip code (code postal) qui en dit long sur la fortune de ses habitants. Les deux gamins, Arnold et Willy, quant à eux sont afro-américains et issus de Harlemquartier pauvre de Manhattan, une sorte de ville afro-américaine dans la ville blanche, séparée de l’Upper East Side par la 96ème rue.

Arnold, c’est l’attachant gamin au sourire craquant, joues rebondies, mimiques hilarantes et clownesques. Willy, c’est l’ainé, plus posé, plus raisonnable. Adoptés par Philipp Drumond, ils se retrouvent parachutés chez les très riches et doivent s’adapter à leur nouveau milieu social, à ses codes, à ses préjugés. En pleine ère Reagan, la série aborde le racisme et la discrimination. Mais il faut bien le dire, la série repose en grande partie sur le casting et le craquant Arnold et ses facéties : « mais qu’est-ce que tu me racontes là ? ».

À noter également, les guest stars, comme on dit aujourd’hui, apparitions de nombreuses célébrités, en tête desquelles, Muhammed Ali ou encore la Première Dame de l’époque, Nancy Regan, qui elle aussi a profité de la série pour faire passer des messages qui lui étaient chers.

À voir et revoir.

* Notez que certains prénoms dans la version française ont été changés : la fille de Philipp Drumont s’appelle Virginia (et non Kimberly) et Willy s’appelle Willis, allez savoir pourquoi.

Générique – Arnold et Willy

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