La septième compagnie

septieme compagnie

Réalisé par Robert Lamoureux en 1973, « Mais où est donc passée la septième compagnie ? » est le premier volet d’une trilogie qui comprendra également « On a retrouvé la septième compagnie » et « la septième compagnie au Clair de Lune ».

L’idée est d’appréhender la guerre sous un jour nouveau en rendant hommage à trois héros de 39-45 : le sergent-chef Chaudard et les soldats Pithivier et Tassin.

Dissimulée dans un bois, la septième compagnie est capturée par les Allemands à l’exception du noyau dur Chaudard/Tassin/Pithiviers qui, par un concours de circonstances, réussit à leur échapper. C’est d’ailleurs là toute l’histoire de ce trio. Ce groupe marginal traverse la guerre en vivant dans une quasi autarcie.

septieme compagnie

Les trois gaillards ont mis en place une stratégie bien rôdée qu’ils ont nommée la « tenaille ». L’objectif est de mener la guerre à leur façon, si possible sans croiser d’Allemands. Ainsi, à une fermière qui les a recueillis et qui cherche à en apprendre davantage sur leur étonnante manière de combattre, le sergent chef Chaudard explique-t-il les choses :

La fermière : « Alors comme ça, vous vous battez dans la forêt de Machecoul… »

Chaudard : « On se bat, on se bat, c’est plutôt qu’on est comme une espèce de poste avancé, quoi. Dans le cas que… comprenez, une supposition, que les Allemands reculent, crac, on est là ! »

La fermière : « Pour les empêcher de reculer ? »

Et Chaudard, irrité, de trancher une fois pour toutes « Non, pour euh…, la tenaille quoi ».

Une chose est certaine, les trois savent pertinemment où ils veulent en venir et ils savent aussi qu’ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes. Pithivier, d’ordinaire maladroit « J’ai glissé chef », se trouve pourtant être un élément indispensable au petit groupe. C’est la raison pour laquelle, lorsqu’il émet le désir de rester prisonnier, jugeant inutile de s’évader si c’est pour être repris au bout de cinq minutes, Chaudard se décompose. A deux, tout devient impossible, ce n’est qu’à trois que la magie opère. On peut dire que Chaudard a bien raison d’insister pour que Pithivier s’évade avec eux, car il est le seul à avoir des notions de conduction de locomotive. Comme il l’explique à ses acolytes « Papa était chauffeur de locomotive il m’emmenait souvent avec lui ». Malheureusement, c’était il y a longtemps et Pithivier s’embrouille dans les manettes, ne retrouvant que celle correspondant dans son souvenir à « Touche pas à ça p’tit con ».

Qu’importe, à trois la chance leur sourira toujours. Leur bravoure sera reconnue à maintes reprises, faisant d’eux in fine des gradés et des héros de guerre.

ou est passé la 7eme compagnie


  • Widget not in any sidebars
    Loading Facebook Comments ...

    Laisser un commentaire

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

    Merci de compléter le CAPTCHA. * Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.

    ↓