La Cité de la Peur

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Avant d’évoquer La Cité de la Peur, on ne résiste pas à l’envie de vous remettre quelques répliques cultes :

« Quand je suis content, je vomis. »

« On peut tromper une fois mille personnes… »

« Pluto c’est l’ami de Mickey. »

« Vous voulez un whisky ? Juste un doigt. »

« Youpi ! Dansons la Carioca. »

Vous en voyez d’autres ?

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La Cité de la peur est un culte de la comédie française, réalisé par Alain Berbérian – qui avait réalisé plusieurs fausses pubs des Nuls et des bandes annonces, et qui est décédé l’année dernière (2017). Ce sont d’ailleurs Les Nuls qui ont écrit le génial scénario du film sorti en 1994. Les répliques de ce film sont devenues des pans de la culture populaire et ont été de nombreuses fois réutilisées dans des films, jeux vidéo, séries… Au départ le film est proposé à Claude Berri qui trouve le scénario un poil débile, c’est pour cela que le trio se tourne finalement vers son compère Berbérian.

Dans La Cité de la Peur, Odile Deray (incarnée par Chantal Lauby), attachée de presse, vient au Festival de Cannes pour présenter le film « Red is Dead ». Malheureusement, celui-ci est un tel nanar que personne ne souhaite en faire la promotion. Mais lorsque les projectionnistes du long-métrage en question meurent chacun leur tour dans d’étranges circonstances, « Red is dead » bénéficie ainsi d’une incroyable publicité. Serge Karamazov est alors chargé de protéger le nouveau projectionniste du film…

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Ce court article ne saurait rendre justice à l’incroyable plaisir que procure cette grande comédie française absurde, devenue un incontournable. C’est bien simple, il me suffit de penser au film pour avoir le sourire aux lèvres et l’envie de le revoir, j’espère que cela sera également votre cas ; en tout cas, c’est un de mes films de chevet. Sous son apparence un peu bête, le film est en fait un monstre de travail, tant au niveau des références (mise en abyme sur le cinéma, scène bruitée à la bouche, Bad Taste, Evil Dead, Terminator…), des gags visuels, du non-sens et surtout des dialogues extrêmement ciselés : les répliques qui sortent en salve, le bon mot des projectionnistes avant de mourir etc etc.

Entre un Dominique Farrugia benêt qui exprime sa joie sans filtre en vomissant, à un Gérard Darmon excellent de second degré et d’humour pince sans rire, des séquences cultes comme la fameuse danse « La Carioca » entre Darmon et Alain Chabat, sorte de point d’orgue du film. La projection de Red is Dead est compromise. Les projectionnistes meurent les uns après les autres et Farrugia doit prendre les choses en main. Mais il faut gagner du temps. Chabat et Darmon improvisent alors un numéro d’anthologie pour occuper la salle dans le Palais des Festivals : la Carioca.. Cette scène se regarde tellement bien qu’on la verrait toutes les semaines avec autant de fraîcheur (et c’est pour cela qu’elle est à revoir en fin d’article).

Et puis le fameux « On ne peut pas tromper une personne mille fois… si, si on peut tromper mille personnes une fois… euh mille fois… non, on ne peut tromper pas une fois mille personnes… » sous forme de running gag de La Cité de la peur. Et pour faire un film si idiot il faut être en fait sacrément cultivé et précis car rien n’est laissé au hasard, notamment cette fameuse phrase, référence à… Abraham Lincoln.

On le regarde de nouveau ?

La Carioca – La Cité de la Peur

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