Pocahontas, une légende indienne

pocahontas

En l’année de grâce 1607, les anglais colonisent l’Amérique. La belle Pocahontas, fille du chef des Indiens Powhatan, saura-t-elle éviter la discorde entre les colons anglais et son peuple, et sauvegarder son amour naissant pour l’aventurier anglais John Smith ?

Après Blanche Neige et les Sept NainsCendrillon, et Pinocchio je continue d’explorer les classiques de Disney, mais plus récent celui-là : Pocahontas (sous-titré Une légende indienne en VF). Le film est sorti en 1995 et c’est le premier Disney (et le seul à ma connaissance) à s’intéresser à l’histoire américaine. Pocahontas est effectivement très librement adapté d’une histoire vraie sur la colonisation. Bon la vraie histoire fait moins rêver puisqu’en réalité elle devait avoir dans les 10 ans lorsqu’elle sauva le capitaine John Smith, de fait il n’y a pas du avoir de relation amoureuse entre les deux – enfin je n’espère pas. Elle lui sauva d’ailleurs la vie deux fois avant d’épouser Kocoum (et oui le rival, dans ta face Disney) avant de se faire enlever plus ou moins volontairement, baptisée et expatriée en Angleterre où elle finit sa vie auprès d’un nouveau mari anglais. Rien à voir donc avec le dessin animé qui est bien sûr une romance ainsi qu’une ode à la tolérance et à la nature, Pocahontas étant une héroïne écolo et sensuelle. Ça peut paraître anodin comme ça mais c’est à partir de Jasmine dans Aladdin que le studio de Mickey commence à vraiment « sexualiser » ses héroïnes : elle ne sont plus juste des esquisses rigolotes ou un peu cartoonesques mais inspirées de vraies femmes. D’ailleurs pour la petite histoire, Pocahontas est dessinée d’après les formes de Naomi Campbell… On ressent cette sensualité entre John Smith et elle, presque magnétique et indécente pour un Disney. À noter aussi que contrairement à d’habitude, les animaux sont de vrais animaux : ils ne parlent pas.

pocahontas john smith

Dans les années 90 la croissance de Disney fait un bon, galvanisée par tous ses succès. Il y a donc plusieurs films en développement au même moment : Pocahontas partage les bureaux avec un certain Roi Lion. De fait les deux partagent certains points communs. J’en citerai juste un que vous pourrez retrouver dans la vidéo en fin d’article : le rocher de Pocahontas qui domine avec sa fameuse cascade ressemble étrangement au rocher du Roi Lion… C’est d’ailleurs comique de se dire que les équipes préféraient travailler sur Pocahontas, film jugé bien plus complexe, et puis surtout personne ne croyait au Roi Lion. Et l’histoire étant ce quelle est, ce dernier fut un succès immense, et la belle indienne fut beaucoup moins plébiscitée à sa sortie. Aujourd’hui le personnage est très peu exploité dans le maxi microcosme Disney. À peine est-elle présente en figurine dans Disney Infinity… Mais il y aura à partir de février 2016 un nouveau spectacle à Disneyland Paris avec le personnage interprétant les chansons.

Pocahontas dessin animé

Je n’ai pas revu Pocahontas depuis de nombreuses années. À sa sortie il ne m’avait pas plus parlé que ça je dois dire. Je pense qu’aujourd’hui en tant qu’adulte je serais plus sensible à ses thématiques. Par contre s’il est une chose que je me souviens c’est la magistrale partition de Alan Menken, grand compositeur des chefs d’oeuvre des années 90 (La Petite Sirène, La Belle et la Bête…). Les chansons « Au détour de la rivière » et « L’air du vent » (en réécoute dans la vidéo ci-dessous) sans compter toutes les magnifiques musiques si poétiques. Niveau scènes je me souviens surtout de la première apparition de Grand-Mère Feuillage, l’esprit de la forêt, dont le visage apparaît sur le tronc de cet immense arbre. Également la scène de fin où Pocahontas court dans la forêt menée par le vent, pour atterrir en haut de son rocher pour faire un dernier adieu à John Smith blessé repartant en Angleterre (spoiler). Ah oui, et il y aussi dans Aladdin et le Roi des Voleurs le génie qui saute d’un avion transformé en Pocahontas. Et c’est très drôle !

Dernière chose que j’aimerais ajouter sur Pocahontas : ses couleurs. La palette colorimétrique est super riche, travaillée, et flatte la rétine. Quels souvenirs avez-vous à partager sur Pocahontas ? 🙂

  • menelik
    tang
    Gâteau Yes des années 80
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