L’Effaceur

Une employée d’une importante société d’armement nommée Lee Cullen, se trouve au mauvais endroit au mauvais moment et découvre que ses boss sont impliqués dans un trafic d’armes avec les Russes, des armes utilisant une nouvelle technologie de pointe. Pas farouche elle décide d’aider le FBI et leur fournit les preuves de ce trafic, mais elle est prise sur le fait. John Kruger, surnommé l’effaceur, est un agent de terrain qui assure la sécurité d’informateurs impliques dans de grosses affaires criminelles. Il décide de prendre Lee sous sa protection…
Encore un film qui fleure ce doux parfum nostalgique et rétro du bon film d’action bien gras des années 80/90, après avoir évoqué Piège de Cristal et L’Arme Fatale. L’Effaceur j’ai du le découvrir un dimanche soir pluvieux sur France 2 et forcément j’ai de suite beaucoup aimé. Schwarzy + des gros flingues pouvant tout faire sauter à travers les murs + des complots + de l’action improbable… Tout était là pour parler à la midinette en moi. Le film est sorti en 1996 donc à la période limite où se type de film gras est passé de vachement hype à ringard, dans une époque qui prône jusque dans le cinéma son hyper réalisme. Schwarzenegger était déjà une star du film d’action et il n’avais pas encore interprété Mister Freeze dans Batman et Robin donc tout allait bien pour lui. L’Effaceur a connu un petit succès en salles avec des résultats honnêtes même s’il s’est fait descendre par la critique qui était déjà trop sérieuse (oui ce film est un plaisir coupable pour moi). Aujourd’hui il est régulièrement rediffusé sur les chaînes obscures de la TNT ou sur France 3, l’occasion de le découvrir si vous ne connaissez pas.

Au début le réalisateur Chuck Russell et Schwarzy devaient bosser ensemble sur un autre film d’action lorsqu’un producteur leur proposa ce scénario. Dans la culture populaire, Schwarzenegger est quand même le mec vachement badass, hors nature, un espèce de héros castagneur et ce depuis Conan. Le réalisateur aimait bien le côté réaliste du film – c’est quand même assez drôle dit comme ça vu ce qu’il s’y passe, mais je pense qu’il parle surtout du réalisme des émotions. Sinon c’est l’avalanche de clichés du cinoche américain avec le patriote ayant un fort sens de l’honneur et du devoir, pour défendre la veuve et l’orphelin et faire ce qui est juste – tout ça dans des proportions épiques avec des explosions de partout. Pour la petite info qui va bien, Vanessa Williams qui interprète la belle Lee Cullen, le témoin que Schwarzy doit protéger, a été choisie directement par la femme de ce dernier. Sûrement pour éviter d’être trop jalouse et de contrôler la nana qui va se retrouver dans les bras de son mari (ce n’est pas vraiment un spoiler, la héros finit toujours par se taper la belle nana dans les films ricains). Grand bien lui fasse d’ailleurs car Vanessa Williams a eu une carrière assez confidentielle, reléguée aux seconds rôles de films pour enfant ou de séries. J’aime beaucoup aussi James Caan le mentor de Kruger qui se révèle être un sociopathe. C’est aussi la caricature du méchant de film d’action mais que c’est jouissif !

Je me souviens particulièrement de scènes d’action impressionnantes comme le personnage de Kruger sautant tranquillou d’un jet lancé à pleine puissance. J’aime aussi beaucoup la séquence d’introduction qui ne sert rien d’autre qu’à introduire le héros et savoir exactement ce que c’est un Effaceur. Pour votre réponse c’est un bourrin qui mettra tout en oeuvre pour protéger des témoins jusqu’à effacer votre propre identité…
Des souvenirs de l’Effaceur ou de l’ami Schwarzy à partager ? A-t-il aussi bercé votre adolescence ? En tout cas les commentaires sont là pour ça les amis 🙂
Bande annonce – L’Effaceur
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