L’Indien du Placard
Nous arrivons enfin à la période des fêtes. Pour cette occasion, j’ai décidé de vous faire plaisir en vous parlant de L’Indien du Placard, réalisé par Frank Oz (l’interprète de Maitre Yoda dans la saga Star Wars) et écrit par la regrettée Melissa Mathison (la scénariste d’E.T et de L’Etalon Noir).
Au milieu des années 90, nos jouets préférés squattaient le grand écran avec Toy Story, Small Soldiers, L’Indien du Placard et même La fiancée de Chucky. Figurines, poupées et même le téléphone Fisher Price prenaient vie sous nos yeux pour le meilleur et parfois… pour semer le chaos.

L’Indien du Placard choisit d’aborder un angle plus grave et adulte, en reprenant tout ce qui faisait le charme d’E.T (sans le sel de la réalisation de Spielberg). A travers le récit initiatique d’un petit garçon ordinaire qui rencontre l’extraordinaire, L’Indien du Placard désire transmettre un message de tolérance universel.
Pour la faire courte : Omri est un petit garçon qui reçoit un (petit) placard en bois, une clé et une figurine d’indien pour son anniversaire. Enfermé dans le placard, l’indien – qui répond au nom d’Ours Rapide – prend vie sous une forme lilliputienne et se retrouve emprisonné dans le monde d’Omri. Une amitié naît entre celui-ci et Ours Rapide; cependant, elle est rapidement contrariée par de nombreux enjeux (environnements, logistiques, moraux). Ours Rapide devient une énorme responsabilité (un peu comme les tamagotchis). Omri prend conscience que l’on peut pas s’amuser avec la vie d’autrui comme on le ferait avec un simple jouet. (dans le film il dit plus précisément « robot », mais cela sonne bizarrement).

Dans le confort d’une chambre d’enfant New-Yorkaise (le film est presque un huis-clos), Omri – à la fois Dieu, guérisseur, et Grand Esprit – est confronté à des drames qui le dépassent : la vie, la mort, les conflits, la maladie…Ces différents événements le feront grandir de manière spectaculaire.
Non content de ressusciter des jouets, le placard magique est une magnifique occasion pour le garçon de se sensibiliser à l’histoire des Etats-Unis. Aussi il est amusant de voir dans un même plan un Indien Iroquoi, un Cow-Boy prêt à conquérir le Far West et un médecin-militaire britannique (l’accent britannique de l’acteur en VF est irrésistible). En faisant cohabiter un cow-boy et un indien ennemi, l’enfant participe à la réconciliation entre les peuples. La dernière scène nous arrache toujours une petite larme.

Personnellement, avant de revoir ce film, je me souvenais bien évidemment du placard, de la clé, d’Ours Rapide, de Bouh le cow-boy pleurnicheur (et de son cheval), de la chanson « Girls Girls Girls » des Mӧtley Crue et de ce rat dégueulasse qui manque de bouffer Ours Rapide lors d’une course effrénée sous le plancher ! N’oublions pas l’excellente musique de Randy Edelman.
Seulement voilà… l’histoire et la plume magique de Melissa Mathison, bien qu’excellente, n’étaient pas très bien servies. Pour cause une réalisation plate qui bordait une intrigue molle, répétitive avec des acteurs – en particulier l’interprète d’Omri – extrêmement mal dirigés : « c’est un jouet en plasTEEEEEQUE ! en plastèèèèque ! ».
Mais ne boudons pas notre plaisir avec ces futilités ! Vingt ans plus tard, la magie du film est toujours aussi présente.
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