A Nous Quatre

A nous quatre 1998

Difficile de comprendre ce qui a bien pu arriver à Lindsay Lohan. Qui aurait pu prédire un « happy end » aussi sinistre pour la petite gamine espiègle, révélation du film A Nous Quatre, la comédie familiale de Nancy Meyer (Ce que veulent les femmes) typiquement Disnéenne.

Souvenez-vous, Hallie Parker et Annie James (incarnées toutes les deux par Lindsay Lohan) se rencontrent toutes les deux en colonie de vacances pendant l’été. D’abord rivales, les deux fillettes de 11 ans vont découvrir qu’elles sont en réalité sœurs jumelles. Annie vit à Londres avec sa mère styliste (la regretté Natasha Richardson), et Hallie avec son père (Dennis Quaid), qui tient à vignoble à Napa (au nord de la Californie). Le temps d’un été, elles décident d’échanger leur place afin de réunir leurs parents divorcés. Le hic ? Leur père décide de se remarier avec une jeune grippe-sou Californienne manucurée, Meredith Blake (ça m’évoque le nom d’une marque de paquet de clope).

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Remake d’un long-métrage Disney (décidément) du même nom, À Nous Quatre s’offre une cure de jouvence en 1997. Tiré d’un synopsis loufoque (pour ne pas dire complètement crétin), le film dégage un petit charme inexplicable. Dynamique et solaire, transporté entre les rues chics de Londres et les vignes californiennes, À Nous Quatre est une comédie turbulente qui sent la fin de vacances. Les acteurs sont bien dirigés et semblent s’amuser, particulièrement le majordome et la nourrice, seuls au courant du plan des jumelles. Lindsay Lohan au visage parsemé de tâches de rousseurs, avait le potentiel d’une grande actrice. Sa double interprétation des jumelles Hallie/Annie est remarquable. Elle vole facilement la vedette à ses collègues adultes. Quoique Natasha Richardson dans le rôle de la mère est assez extra.

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Soyons honnête, À Nous Quatre est un délicieux plaisir coupable que l’on regarde uniquement pour ses scènes de quiproquos agrémentées de répliques cultes servies par une excellente VF (« vous voulez que je vous fasse le 12 ? », « vos désirs sont des ordres Crue-lla », « Quelle frayeur tu m’as faites ! ») et la musique d’Alan Silvestri (Retour vers le Futur). Certaines situations sont drôles et bien menées, notamment la scène dans le hall de l’hôtel sur du Glenn Miller. On n’en demande pas davantage pour une petite bluette, certes, mais de qualité avec, excusez du peu, Here Comes the Sun de The Beatles, Glenn Miller et There she goes de La’s en fond sonore.

Et vous, quel souvenir gardez-vous de ce film de notre enfance ?


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