James Bond

Son nom est Bond, James Bond…
Retour sur l’une des plus grandes sagas de l’histoire du cinéma. J’ai découvert mon premier James Bond vers dix ans (peut-être moins) sur une vieille VHS enregistrée de mes parents. Il s’agissait de Dr. No, le hasard faisait que c’était également le tout premier film tourné en 1962 d’après les romans de Ian Fleming. Dans le costume de l’espion britannique le fringuant écossais Sean Connery, qui reste pour moi son meilleur interprète (mais je n’ai aucune objectivité adorant Sean Connery, et surement du au fait que c’est lui que j’ai vu en premier). Dés Dr. No on retrouvait tout le charme de la saga : James Bond en gentleman cachant une grande force, ayant un goût prononcé pour le luxe, les belles femmes et les bons mots. Avec sa panoplie de gadgets futuristes, son Aston Martin, sa Rolex et son fameux Walther PPK. Je ne vous parlerai pas ici des romans que je ne connais que trop peu et qui développent un peu plus James Bond dans un cadre intimiste et sa psychologie. Il faut dire que la plupart des 24 films jusqu’ici produits donnaient une image quasi parfaite (et lisse) du personnage, à l’exception notable de Au service secret de sa Majesté, le seul film avec l’australien George Lazenby qui voyait le personnage se marier. Pour la petite anecdote, le film, produit en 1969 a réalisé le plus faible chiffre au box office de la saga…

Sean Connery incarna James Bond cinq fois pour commencer. Quand George Lazenby refusa de faire un autre film et devant l’impossibilité des producteurs à lui trouver un remplaçant il reprit le rôle en 1971 avec Les Diamants sont éternels pour lequel la petite histoire raconte qu’il toucha un cachet mirobolant. À noter qu’il reprit le rôle en 1983 dans Jamais plus jamais que vous ne trouverez dans aucune compilation des films de la saga : considéré comme un film parallèle avec un James Bond vieillissant, il est le fruit de conflits juridiques et n’est pas produit par les mêmes personnes que le reste de la saga.
Ensuite ce fut au tour de Roger Moore qui a encore aujourd’hui le record : sept films. La période de Moore signe la plus extravagante de toute la saga : beaucoup d’humour, un réalisme souvent peu vraisemblable et un flegme à couper au cordeau. Moonraker pour ne citer que ce film représente bien la période Roger Moore complètement fofolle et délicieusement ridicule : un scientifique fou veut détruire la race humaine et crée une base dans l’espace pour le peuple élu qui devra repeupler la Terre à son image ! Je passerai très rapidement sur Timothy Dalton qui incarna James Bond dans deux films, tout simplement parce que ce sont ceux que je connais le moins. Vînt ensuite la « période moderne » entre 1995 et 2002 avec Pierce Brosnan : cinq films qui marqueront le genre action. Si jusqu’à présent James Bond était une série d’espionnage, Pierce Brosnan marque un tournant vers l’action et le divertissement pur. Il faudra attendre Daniel Craig, qui incarne James Bond depuis 2006, pour un personnage brut et réaliste : repartant aux origines du personnages, l’histoire devient soudainement noire et torturée pour notre plus grand plaisir. Skyfall en 2012 est le plus gros succès de la saga avec plus de 7 millions d’entrées en France et 1 milliard de dollars au box-office !

James Bond c’est aussi et surtout de nombreux Némésis ! Citons pèle-mêle : le Dr No et ses mains en acier, Goldfinger, Largo, Blofeld, Scaramanga, Requin… Que des symboles !
Dangereux débat : quel est votre James Bond préféré ? En attendant la sortie de Spectre, 24e opus au cinéma le 11 novembre 2015, découvrez la bande annonce :
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