Sauvez Willy

Entre Beethoven, Flipper, Mon ami Skip, Lassie, L’incroyable aventure du Panda, les films familiaux des années 90 regorgent d’histoire d’enfants asociaux qui se lient d’amitié avec des animaux sauvages. Pourquoi pas ? Après tout à cette époque, les animaux n’étaient pas encore reconnus comme des « êtres doués de sensibilité ». D’ailleurs plus c’est gros, mieux ça passe : osons une histoire d’amitié entre un gamin rebelle à toute autorité et un orque de 3 tonnes. On dévoilera la fin sur l’affiche tant qu’à faire… Willy est sauvé ? Bof on va tout de même conserver le titre Sauvez Willy parce que ça claque mieux…

Sauvez Willy raconte l’histoire de Jesse, un gamin de 12 ans abandonné par sa mère et qui n’a qu’une idée fixe : se casser d’Astoria pour la retrouver. Il fugue et passe ses journées dehors à mendier de l’argent, à chaparder des pourboires ou à dérober des pièces-montés sous les yeux ébahis des copains. Pourtant, il ne faut pas longtemps à la police pour le retrouver et le prendre en chasse. Se réfugiant dans un laboratoire d’observation d’un Parc Aquatique, Jesse décide de refaire la déco à la bombe (un rebelle on vous dit !) sur l’ensemble des vitres de l’aquarium. Et qu’est-ce qui se trouve derrière ses vitres ? Un orque de 3 tonnes ! Willy, l’attraction du Marineland, un orque indomptable « au sale caractère » lui aussi séparé de sa famille. Indubitablement un lien se crée entre les deux parias, juste le temps qu’il faut avant que Jesse ne se fasse arrêter par « les keufs ».
Pour éviter le tribunal, Jesse doit passer son été à nettoyer ses graffitis dans le Parc aquatique sous la tutelle de Randolf, un indien qui se charge de la maintenance et de Rae, une dresseuse désœuvrée devant le défi que représente Willy. L’amitié naissante entre Jesse et Willy est une belle opportunité pour l’adolescent et l’animal de montrer ce qu’ils valent au yeux du public.

Parallèlement une famille d’accueil Annie et Glenn Greenwood (incarné par un Michael Madsen doux comme un agneau) accepte de le prendre en charge. Mais le contact est difficile et ne fait qu’empirer. Bien qu’attachant, Jesse est un garçon particulièrement difficile à gérer et constamment dans le déni quand il est question de sa mère, persuadé qu’elle viendra le récupérer un jour chez les Greenwood.
En méchant propriétaire du parc aquatique, nous retrouvons Michael Ironside (hello..). Aussi « extatique » que Jafar devant les acrobaties de Willy, il voit en Jesse et l’animal un moyen de faire d’énormes bénéfices et accepte de monter un spectacle mettant en vedette Willy. Particulièrement décomplexé dans son rôle de méchant caricatural, Ironside nous régale de répliques subtiles telles que : « on va se remplir les poches » et « ça va rapporter gros, et ça mon ami, c’est notre seul et unique but… »
Le spectacle fait un fiasco et Michael Ironside décide de supprimer Willy pour toucher l’assurance (oh le méchant !). Heureusement, Jesse découvre le pot-au-rose et décide tout naturellement de sauver Willy en « le remettant dans la baie ».
La fin, tout le monde la connaît. Willy est une nouvelle fois pris au piège par des chasseurs. Le seul moyen de leur échapper est de sauter au-dessus d’une imposante barrière de pierre.
On revoit encore la silhouette de Jesse, perché sur sa grosse paire de Nike, courant, virevoltant sur la falaise, le bras levé, scandant des « tu peux le faire Willy, tu peux sauter ça ! allez vas-y bonhomme ! ».

« Sa la na a yuum iasis » et la musique de Basil Podelouris agissant ; Willy surgit des flots, survolant son meilleur ami pour enfin retomber de l’autre côté de la barrière : libre ! Tout comme Jesse qui accepte de retourner vivre chez sa famille adoptive. (non sa mère ne surgit pas de nulle part pour récupérer son fils qu’elle a lâchement abandonné et c’est paradoxalement appréciable !)
Sauvez Willy remplit bien son cahier des charges dans la catégorie des films familiaux. Bien réalisé, divertissant et rythmé, les acrobaties de Willy tout comme les échanges houleux entre Jesse et son père adoptif ne laissent pas indifférents. La fin, qui oscille entre le spectaculaire et l’intimiste, offre une conclusion intéressante, notamment pour un film de cet acabit.
Et vous, quel souvenir en gardez-vous ?
Le Saviez-vous ?
L’excellente composition de « Sauvez Willy » est signée Basil Podelouris. La bande originale (et culte !) est disponible sur Youtube alors profitez-en ! Au côté de Madsen et d’Ironside, la confrérie des Michael s’enrichit de la présence du roi de la pop qui interprète la chanson du générique de fin, « Will you be there ».
Bande annonce – Sauvez Willy
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