Mon père ce héros

Sorti en 1991, ce film de Gérard Lauzier relate le parcours de Véronique (Marie Gillain), 14 ans, qui doit passer ses vacances de fin d’année avec son père André (Gérard Depardieu), à l’Ile Maurice.
Dès son arrivée, Véro déchante, constatant qu’il n’y a aucun jeune, sinon un intellectuel pot de colle, Julien, qui prépare Sciences Po et lui parle politique, économie et philosophie.
Désireuse d’échapper à ce climat désastreux, Véronique prend la fuite et participe à un cours de danse gratuit. Elle lie connaissance avec un « photographe bidon », selon André, photographe qui lui propose de faire du mannequinat, considérant « qu’avec son physique, elle peut se faire plein de thunes ».
André comprend que les vacances sont vraiment mal parties et que sa fille est à surveiller de très près. Lors d’une excursion en solitaire, Véro rencontre Benjamin, un lycéen séduisant mais moqueur qui lui fait une réflexion impardonnable au sujet de son jeune âge. Vexée, Véro prétend avoir 18 ans et ne pas être venue sur l’île avec ses parents.
Quelque temps plus tard, Véro recroise Benjamin à l’occasion d’une soirée organisée par l’hôtel. Sous l’œil du jeune homme, elle n’hésite pas à adopter une démarche chaloupée ce qui lui vaut cette réflexion déplacée de son père « Marche normalement ! ». S’estimant injustement accusée, Véro le rembarre d’un très sec « Je marche normalement ».
Comme elle n’a aucun homme sous la main pour rendre Benjamin jaloux, Véro change son fusil d’épaule et invente une tout autre histoire auprès de son prétendant : elle n’a que 14 ans et a fugué pour suivre son amant, André. Celui-ci, dont elle prend soin de préciser qu’il a été contrebandier dans les Caraïbes et mercenaire en Afrique pour faire plus vrai, se fait passer pour son père, lorsqu’il voyage avec elle afin d’échapper à la justice.

Estomaqué et scandalisé par cette sortie, Benjamin répand la nouvelle tandis qu’André sent, pour la deuxième fois, que les vacances sont mal parties.
Bientôt mis dans la confidence, André, furieux dans un premier temps, accepte ensuite de jouer le jeu à condition que Véro finisse par avouer la vérité. Mais entre-temps, la très créative adolescente a trouvé une nouvelle idée de scénario : en prétendant qu’André est atteint d’une maladie mortelle, elle pourra se dispenser d’humiliants aveux.
Cette dernière invention ouvrira les yeux d’André : les vacances n’étaient finalement pas mal parties comme il le croyait, mais complètement foutues depuis le début…
Pour la petite histoire, sachez que la chanson « Sans mensonge » qui ouvre le film est interprétée par Marie Gillain.
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