Le Professionnel

Sorti en 1981, le Professionnel, de Georges Lautner, est un film que l’on retient pour au moins deux raisons : la musique, signée Enio Morricone et que l’on entendra Dieu sait pourquoi par la suite dans la publicité Royal Canin, et la scène finale. Mais avant d’en arriver au dénouement, commençons par le début.
Agent des services secrets français, Josselin Beaumont, interprété par Jean Paul Belmondo est envoyé au Malagwi, en Afrique, avec pour mission d’assassiner le président Njala, dictateur local qui s’avère être une nuisance pour les intérêts de la France. Cependant, un revers politique dissuade les autorités françaises de tuer le dictateur. En toute logique, les services secrets devraient donc rappeler Beaumont en France et lui expliquer que sa mission a été annulée. Pour une raison inconnue, ils choisissent de trahir Beaumont et de le livrer au président N’jala. Condamné aux travaux forcés, Beaumont parvient à s’évader avec chevillée au corps la même intention vengeresse que celle du Comte de Monte Cristo.
En état d’alerte après avoir appris l’évasion de Beaumont, son ancienne hiérarchie met tout en œuvre pour l’arrêter avant qu’il ne soit trop tard, car notre agent secret souhaite profiter d’un voyage diplomatique du dictateur pour l’exécuter. C’est en premier lieu l’infâme commissaire Rosen, joué par Robert Hossein qui souhaite lui faire barrage.

Une scène de duel oppose alors les deux hommes. Face à face, ils dégainent leur revolver et tirent. Rosen s’effondre. Par un subterfuge, Beaumont réussit à faire croire à sa propre mort mais lors de l’identification du cadavre, les services secrets comprennent que le fugitif s’est joué d’eux. Beaumont prend alors Farges, un sbire de Rosen en otage et l’oblige à le mener dans le château où est abrité N’jala. Grâce à une astuce, il l’attire devant une fenêtre créant une confusion dans l’esprit de Farges qui, posté à la fenêtre d’en face tue le dictateur. Ayant accompli sa mission, Beaumont s’apprête à quitter le château. Interpellé par la troublante Doris dans les jardins du château, il résume la situation « Rosen est mort. N’jala est mort, quant à moi ça se décide en ce moment ». Tout cela avec le sourire et sans avoir l’air affolé du tout. Dignement, il se dirige vers l’hélicoptère et peut-être la liberté. En discussion avec le ministre qui ne cesse de louvoyer depuis plusieurs minutes, le colonel commence à devenir chèvre « Mais bordel de merde qu’est ce que je fais ?? » Soudain le ministre arrête la sentence de mort « Il faut le stopper ». « C’est un ordre ? » insiste le colonel. « Je vous donne l’ordre de le stopper », confirme le ministre, bien embêté. Le colonel transmet enfin l’information au tireur d’élite « Il faut le stopper, Farges ».
Stoppé à quelques mètres de l’hélicoptère, Beaumont s’écroule dans les jardins du château de Maintenon tandis que l’appareil s’envole, vole, vole, vole, vole, vole, vole pour une dernière danse.

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