Les relous dans les séries : décryptage

Ils sont de tous les combats, ne font jamais avancer l’intrigue d’un (mini) pouce, semblent s’être donné le mot pour nous faire perdre notre temps ils sont … les relous des séries.
Le concept date de l’ère préhistorique des séries puisque, dès 1978 dans Dallas, les scénaristes nous affligeaient d’un Ray Creps aussi inutile que soporifique. Depuis, l’idée de nous gâcher des minutes entières d’émission a fait son chemin et chaque programme distille à doses variables le poison de l’ennui.
Premier exemple le duo infernal Madame Pichardeau/Monsieur Ramirez dans Les filles d’à côté. Indécrottable pot de colle enamouré de Marc Malloy, madame Pichardeau prend l’écran d’assaut durant d’interminables minutes, ressassant toujours le même discours « vous êtes craquant, vous êtes sublime… » de sa voix snob. Quant à son homologue masculin, le braillard Monsieur Ramirez, VRP particulièrement envahissant de la salle de sport, il nous contraint à chaque intervention à baisser le son de la télévision. Excusez du peu mais que dire de la « lourdeur » de cette chère Madame Bellefeuille (Georgette pour les intimes), alors là on touche le fond des abysses…
Restons chez AB cette fois dans Le miel et les abeilles et apprécions la vacuité chronique et abyssale d’un Monsieur Emile cantonné derrière son bar à faire la cour à Madame Eugénie.
Attention, le phénomène relou n’est pas un mal français puisque, à des milliers de kilomètres de Paris, on retrouve Nat’ dans Beverly Hills, barman au Peach Pit et confident de nos héros à ses heures. Ici les scénaristes n’y vont pas de main morte puisque le téléspectateur décidément très patient doit se coltiner en plus de son infarctus, la grossesse de son amie, puis son mariage.
Au point que parfois, on se dit qu’on devrait carrément éteindre la télévision, comme nous le suggèrent nos parents, et faire autre chose. Mais quoi ?
Nos amis à nous sont dans le poste…

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