Brisby et le secret de Nimh

brisby dessin anime

Les studios Disney connaissent des difficultés pendant les années 80.
Leur mauvais positionnement engendre une série de semi-échec plus ou moins cuisants tels que Taram et le chaudron magique, Basil, détective privé, Oliver et compagnie. La suite de Bernard et Bianca au pays des kangourous aurait pu signer l’arrêt de mort du studio si une certaine petite sirène n’était venue à son secours.

Et pendant que Mickey, en proie à une profonde angoisse, réfléchit à la manière de renouer avec le succès, un ancien animateur du studio, Don Bluth, réalise de son côté des long-métrages animés qui connaissent une notoriété auprès du public et des critiques : Brisby et le secret de Nimh (1982), Fievel et le nouveau monde (1986) et Le petit dinosaure et la vallée des merveilles (1989).
Curieusement lorsque nous évoquons les dessins animés de Don Bluth à la génération des années 2000 (la mienne), la gloire revient ostensiblement à Anastasia et Petits pieds. Probablement reléguées au fond de l’étagère derrière Le roi lion et Aladdin, les VHS de Brisby, Poucelina, Fievel, toutes ornées d’une jaquette poussiéreuse et à moitié décollée, sont des perles rares.

Et si nous rembobinions nos souvenirs ? On regarde Brisby et le secret de Nimh ? C’est mon favori..

Brisby dessin animé

Brisby et le secret de Nimh est toujours un film grandement apprécié.

Et pour cause, il s’agit d’un grand dessin animé emprunt d’une atmosphère mystérieuse et angoissante.
Nous suivons les mésaventures de Mme Brisby, une petite souris veuve et volontaire, qui se soucie du sort du dernier de ses trois enfants, Timothée. Celui-ci est en effet atteint d’une pneumonie. Pour éviter que son état ne s’aggrave, il ne doit pas quitter le lit. Mme Brisby entend bien cet impératif, mais sa maison est située dans un champs; dans quelques jours, le fermier viendra labourer et détruire tout ce qui se trouve sur et sous son terrain.

Brisby

Une troisième alternative s’offre à notre « mère courage » : faire appel aux rats de Nimh et demander conseil à leur chef Nicodémus. Les rats de Nimh sont une troupe d’anciens cobayes de la laboratoire qui vivent désormais en communauté. Leurs capacités motrices sont supérieurement développées par rapport aux autres membres de leur espèce. La lecture et l’écriture n’ont plus de secret pour eux; par conséquent, ils adoptent un modèle politique, économique, industriel et culturel similaire à nous autres les humains. Manier des cordes et des poulies pour déplacer une maison dans un lieu sur n’est donc pas un soucis.

Corbeau Brisby

Sur le dos de Jérémy, un corbeau sympathique et sentimental qui parle du nez (« j’aime les gosses et les gosses m’aiment »), Brisby se rend chez les rats de Nimh en espérant y trouver l’aide souhaitée…
Mais le danger rôde à chaque instant pour notre vulnérable petit souris à la voix douce et fluette. Une proie facile pour les tarentules, les hiboux, les rats armés d’une lance électrique et (entre autre) les sales gosses en manque d’animal de compagnie. Surtout n’oublions pas Dragon, le monstrueux chat du fermier à l’appétit insatiable et aux pulsions sadiques tout droit sorti des Enfers ou encore l’infâme comploteur Jenner, un rat sans scrupule qui veut prendre la place de Nicodémus pour siéger à la tête du conseil. Sans défense face à une galerie de personnages sans état d’âmes et qui sont, en outre, dotés d’une sale trogne, Mme Brisby nous bouleverse; l’âme courageuse, c’est elle.

Enfant, Brisby et le secret de Nimh impressionne. Le ciel orangé. Les espaces clos, anxiogènes au fin fond desquels raisonnent des voix caverneuses, alimentent un sentiment de malaise et d’effroi.
« Il faut traumatiser les enfants » nous dit Tomi Ungerer, célèbre conteur et illustrateur Alsacien.
Les thématiques abordées sont difficilement accessibles pour les jeunes enfants.
Le veuvage, la maladie, les débordements de la science et de la politique sont montrés crûment.
Et pourquoi pas ? Après chaque visionnage, je cachais souvent la cassette de Brisby et le secret de Nimh au fond de mon lit, veillant à l’enfouir en dessous des tonnes d’objets pour l’éloigner de mes pensées. Et pourtant, tous les six mois environs, je réitérais l’expérience, jusqu’à en connaître les plans et les dialogues par cœur.

La magnifique partition de Jerry Goldsmith (Alien, Total Recall, Basic Instinct,…) se grave dans nos mémoires, tantôt épique, tantôt ombrageuse et incisive. Par surcroît il nous livre une très belle chanson, que je vous invite à (re)découvrir.

Et vous ? Que vous évoque le film d’animation Brisby et le secret de Nimh ?

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