Quand la mousse pousse le bouchon un peu trop loin

Eh bien elle était belle la publicité française ! D’un côté, à la maison, nos parents nous expliquaient que le mensonge « c’est pas bien, c’est pas beau ». De l’autre côté, sur nos écrans, des marques nationales comme Nestlé nous présentait des enfants qui mentaient pour couvrir leur addiction à la mousse au chocolat ! Et dans la catégorie petite trogne trop mimi qui raconte des cracks, je demande le petit gars aux airs d’enfant modèle et sa petite voix cassée, qui accuse sans aucun scrupule son poisson rouge d’un méfait qu’il a lui-même commis. Ah il avait bon dos le Maurice. Incapable de lutter derrière sa paroi de verre, ou de présenter des indices prouvant son innocence, il ne pouvait que bêtement buller en espérant être entendu… En plus, toutes les preuves l’accusaient : la cuillère au fond du bocal et les chocos suisses tout autour de lui. Presque un sans-faute pour le véritable coupable. Seules les babines pleines de chocolat pouvaient laisser subsister un doute. Dans un deuxième spot, le jeune garçon va même jusqu’à essayer de corrompre Coco le perroquet, pour qu’il accuse lui aussi Maurice…

Quelques années plus tard, Nestlé reprend le concept avec un personnage principal féminin cette fois : même gueule d’ange à qui on aurait donné le bon dieu sans confession, même conviction d’avoir totalement raison et là aussi il s’agit de vendre de la mousse au chocolat. La fillette avec sa robe toute jolie, ses anglaises blondes nous expliquait ainsi qu’on ne devait pas manger de mousse au chocolat avant le repas « sinon tu trompes la confiance que tes parents ils ont mis à l’intérieur de toi ». On aurait tellement voulu y croire… Mais la petite gourmande se fait griller par un simple « A table ».
Alalala ça c’est fort en chocolat quand même !
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