Chair de poule

Aglaglagla…Voilà un bouquin qui porte bien son nom, puisqu’il arrivait à nous faire hérisser les poils sur la tête avec de simples mots. C’était idéal pour procurer les frissons nécessaires à la pré-ado que j’étais juste avant de dormir. Je m’enfonçais sous mes draps pour me protéger des monstres que j’avais rencontrés lors de ma lecture mais ce n’était pas pour autant que ma nuit était pleine de cauchemars. Le talent de l’auteur, j’ai nommé Robert Lawrence Stine, était de reprendre les codes des romans ou films d’horreur pour adultes et de les adapter pour un jeune public. Chaque histoire alliait avec brio univers fantastique et suspense.
Nous suivions des enfants de notre âge ou à peine plus âgés auxquels nous pouvions donc nous identifier dans des aventures effrayantes. Ils faisaient toujours face à des situations inexpliquées à décortiquer. Ils rencontraient des personnages peu recommandables comme des loups- garous, des vampires, des fantômes…. La couverture reprenait cet univers angoissant : sur fond noir un titre en vert fluo dégoulinait sur une illustration en lien avec le contenu du livre.
Je me souviens que j’avais deux ouvrages de la collection. Comment ma tête a rétréci parlait d’un adolescent qui recevait une tête miniature de la part de sa tante et partait à sa recherche au fin fond de l’Amérique du Sud. La Colo de la peur prenait place en plein cœur de la forêt : des enfants disparaissaient dans d’étranges circonstances, des monstres hurlaient toute la nuit et surtout les monos proposaient des activités douteuses et dangereuses pour occuper le monde. J’ai aussi suivi, davantage même, la série éponyme sortie dans les années 90. Elle passait sur France 2 dans la matinée, c’était bien fait. Et vous, aviez-vous la chair de poule ?
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