Toy Story

toy story

Je suis de la génération Toy Story. Pour cela je vais vous parler du film avec des étoiles dans les yeux… C’est d’ailleurs le premier film Pixar que nous allons évoquer sur le blog de Génération Souvenirs, il était temps ! Un film qui a fêté ses 20 ans il y a quelques mois, il est à présent suffisamment « rétro » pour qu’on en parle. Je mettrai de côté les deux suites (qui sont aussi excellentes) pour plus tard.

Toy Story part d’un postulat simple : tous les jouets de votre chambre d’enfant sont vivants. Lorsque les enfants ont le dos tourné, ils s’animent et vivent leur vie. Le film suit le jeune Andy et les jouets de sa chambre dirigés par son pantin favori, le cowboy Woody. Mais chaque anniversaire du petit est une source de stress pour les jouets, qui ont peur d’être dépassés au profit d’un nouveau venu (leur hiérarchie est directement calquée sur le degré de préférence des enfants). Et justement, Buzz l’Éclair, un nouveau jouet moderne, aventurier de l’espace venu d’une galaxie lointaine, va supplanter Woody, qui va devoir affronter de nombreuses aventures pour regagner sa place.

Vers l’infini et au-delà…

L’histoire du studio Pixar est intimement liée à celle de Toy Story, le film étant une vitrine du savoir-faire de l’entreprise et sa première oeuvre, le tout premier long métrage réalisé entièrement en images de synthèse. C’est pour ça que je vais vous parler rapidement du studio. John Lasseter est embauché comme animateur sur Rox et Rouky, mais c’est surtout le 1er Tron qui va être inspirant pour lui sur le devenir des films crées par ordinateur. Il va ensuite rejoindre Lucasfilm Computer Graphics Group spécialisé aussi bien en matériel informatique que son utilisation, société que George Lucas va vendre à Steve Jobs, qui en fera Pixar Animation Studios et sera uniquement centré sur la création. Lasseter fait ses preuves en réalisant Tin Toy un court métrage d’animation (vous savez la fameuse lampe du logo de l’entreprise) qui aura un gros succès et un Oscar, et lui permettra d’envisager son premier long.

Parallèlement à ça, Disney qui est en plein dans son second âge d’or (la Belle et la Bête, la Petite Sirène, Aladdin…) cherche de nouvelles formes d’animation et à améliorer ses productions. Naturellement les deux studios tentent de se rapprocher et signent pour une coproduction : Toy Story, qui utilisera les technologies avant-gardistes de Pixar et le savoir faire des animateurs de Disney.

Toy Story

Après une première présentation d’ébauche du film chez Disney c’est une catastrophe : tout le monde déteste le personnage de Woody, jugé insupportable, et le président de Disney exige une réécriture, tout est stoppé. C’est un vétéran de l’animation chez Disney, Joe Ranft (Oliver et compagnie, Bernard et Bianca) qui va sauver le scénario, en ajoutant de nombreuses scènes avec Andy s’amusant avec les jouets pour qu’on comprenne l’impact émotionnel, le personnage de Woody est rendu beaucoup plus sympathique, et c’est un accident qui fait que Buzz est éjecté de la chambre (et plus Woody dans la version originale). De nombreux autres jouets sont créés. Le budget de Toy Story devient hyper conséquent avec les nouvelles techniques d’animation à créer et à développer, sans compter le nombre de machines et le coût humain. Si le film a pu voir le jour c’est bien grâce à Steve Jobs qui va investir de sa poche des sommes très conséquentes car il croit au projet. Heureusement le film est un immense succès, une innovation technologique au profit d’une histoire profondément humaniste avec beaucoup d’émotions. Dix ans plus tard, Disney rachètera officiellement Pixar et de leur union accouchera de merveilleux films encore et encore.

Comme je l’ai dit en préambule j’ai une relation particulière à Toy Story, un film très émotionnel pour moi, et que j’aime beaucoup. J’avais à peu près l’âge d’Andy lorsque le film est sorti. Je pense qu’à cette époque je ne me rendais pas vraiment compte de l’aspect technologique malgré son hyper réalisme, mais surtout quel pied pour un enfant d’imaginer que tous ses jouets sont vivants ! Surtout que des jouets qu’on pouvait retrouver dans le film « existaient » dans le commerce (les poupées, le dino, la tirelire…). C’était un choc et une histoire très entraînante. Puis j’ai grandi comme Andy et forcément je me suis beaucoup retrouvé dans les évolutions du personnage dans les suites et ce que cela impliquait pour les jouets… Le film a cette capacité folle de faire marcher l’imagination d’un enfant au-delà du possible, de le faire rêver, s’émerveiller et s’attendrir en même temps, tout en s’éveillant sur le monde. Ce qu’à fait Pixar avec Toy Story (et ce qu’il a continué de faire par la suite) c’est de créer une histoire au moins aussi forte que la technologie employée afin que celle-ci ne soit pas qu’une vitrine, et qu’on y pense finalement assez peu.

toy story

Il y a de nombreuses scènes que j’aime beaucoup dans Toy Story. Rien que l’introduction avec la chanson « Je suis ton ami » (visible ci-dessous) où on voit Andy s’amuser avec Woody est très forte. Sinon j’ai toujours beaucoup aimé comment les jouets faisaient peur à l’horrible tortionnaire Sid à la fin, avec son t-shirt tête de mort. Enfin comme Woody et Buzz s’échappent dans les airs grâce à la fusée pour rejoindre illico le camion de déménagement. Magique.

Alors qu’on avait évoqué une panne d’imagination chez Disney Studio, Pixar semble toujours bel et bien la meilleure manière de s’émerveiller, encore avec les récents Vice Versa et Le voyage d’Arlo. Quels souvenirs gardez-vous de Toy Story et quel âge aviez-vous à sa sortie ? Globalement quel est votre Pixar favori ?

  • menelik
    Publicité chocolats Treets
    Gâteau Yes des années 80
    tang
  • Publicité chocolats Treets
    menelik
    Gâteau Yes des années 80
    tang
  • Loading Facebook Comments ...

    Pas de réponses

    Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

    Merci de compléter le CAPTCHA. * Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.

    ↓