Cendrillon

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Alala la belle époque des studios Disney… Et sûrement le film à l’origine de tous les délires de filles sur les princesses (plus encore que Blanche Neige) : Cendrillon, sorti en 1950, l’histoire d’une jeune fille qui va faire face à l’adversité, croire en ses rêves et rencontrer l’amour (le mec est prince d’un royaume pour ne rien gâcher). Cendrillon s’inspire à la fois du conte de Perrault et de la relecture des frères Grimm et marque le retour de Walt Disney à la production de films originaux. Resituons les choses : Blanche Neige a été un immense succès en 1937 et le studio a de suite produit Pinocchio, Bambi et Fantasia. Des projets certes ambitieux mais qui n’arriveront jamais à la cheville du premier en terme de succès. Il faut dire que la seconde guerre mondiale vient de débuter, on peut donc comprendre que les gens de l’époque avaient autre chose à faire que d’aller au cinéma. De fait, les années 1940 sont une période de vaches maigres pour Disney qui doit mettre un frein à ses futurs projets (Cendrillon, Alice au pays des merveilles, Peter Pan) et se concentrer sur des films immédiatement rentables et peu chers. Pendant presque dix ans, le studio de Mickey va surtout sortir des films qui sont en fait des compilations de courts et moyens métrages, avant d’enfin faire son grand retour.

Cendrillon, pour ceux qui l’ignoreraient, est la bonne la plus connue de l’histoire, servante de sa marâtre et de ses demi-sœurs. Elle reçoit un jour la visite de sa marraine la fée qui la pare d’une robe de princesse à l’occasion d’une réception donnée par le prince. N’ayant que la permission de minuit, elle s’enfuit et perd une pantoufle de verre… Cendrillon c’est un peu le début de la nouvelle période faste de Disney avec le démarrage de plein de nouvelles productions, les débuts de la firme dans le monde de la télévision, et surtout la construction du tout premier Disneyland Resort en Californie !

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Cendrillon définit un peu la logique du film animation Disney et ses codes, ses rebondissements, son héroïne en quête du parfait amour si possible avec un Prince. Une vision certes un poil misogyne mais après tout elle correspondait à l’époque (et puis adaptation d’un conte encore plus ancien). C’est aussi pour cette raison que La Reine Des Neiges en 2013 a été un vrai choc (et Rebelle avant chez Pixar) : une héroïne affranchie des hommes se cherchant une place dans la vie et sans passer par la case amour. Cendrillon partage de nombreux éléments communs avec Blanche-Neige et les Sept Nains : au niveau scénaristique, au niveau graphique, la personnalité et l’aspect des héroïnes, l’atmosphère, l’époque des événements et les éléments qui en font des contes de fées. Les deux films sont aussi des projets risqués pour le studio : Blanche-Neige parce qu’il était le premier long métrage, et Cendrillon parce qu’il devait renflouer les caisses. Heureusement pour la suite, les deux films ont été des succès tant commerciaux qu’artistiques.

Deux suites sont sorties directement en vidéo : Cendrillon 2 : Une vie de princesse en 2002 (qui est plutôt mauvais) et Le Sortilège de Cendrillon en 2007 (que je n’ai pas vu mea culpa). Personnellement je n’ai jamais été un grand fan de Cendrillon, peut-être parce que la psychologie du film est plus calibrée pour parler aux petites filles. J’avais aussi du mal avec le fait que les seuls « méchants » du film soient en réalité si peu dangereux : une méchante femme et ses deux ignobles filles ça ne surprend pas trop (ouais les mecs, à la fin Aladdin affronte un méga serpent géant qui menace de l’étouffer et détruire le royaume alors que Cendrillon elle affronte une porte fermée quoi). Par contre j’ai toujours adoré les petites souris : Jack et Gusgus. Et le gros chat Lucifer. Je dois avouer que lorsque mon chat baille je l’imagine toujours avec le ton de Lucifer qui s’étire au début du film !

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