Doom, Quake, Wolfenstein : les débuts du FPS

doom

L’article est interdit aux -16 ans vous êtes prévenus. Non parce que les trois jeux dont je vais vous parler sont 1/ cultissimes et 2/ hyper violents. Voilà, ça va être le massacre quoi, des armes à feu, des concepts limites limites, et des litres de sang et de tripailles. Vous êtes prêts ? C’est parti.

J’ai choisi de vous parler de trois jeux cultes : Wolfenstein 3D, Doom et Quake. Non pas par fantaisie ou en me disant « ben ça va m’éviter de faire trois articles », mais ces trois jeux sont intimement liés à l’histoire du jeu vidéo et au genre auquel ils appartiennent : le FPS (First Person Shooter). Nous allons donc commencer par là.

Le FPS (jeu de tir à la première personne) – qu’on nomme aussi Doom’s like (il n’y a pas de hasard dans cet article) – est un type de jeu vidéo dans lequel le joueur voit l’action à travers les yeux du protagoniste. Les deux premiers FPS de l’histoire sont Maze War et Spasim sortis en 1974 (même si la notion n’existe pas encore et que l’animation est très sommaire). Wolfenstein 3D, en 1992, est généralement crédité pour avoir créé les mécanismes du genre, sur lesquels les jeux suivants seront basés. Doom, en 1993, popularise le genre auprès du grand public et deviendra l’un des jeux de tir à la première personne les plus influents. Enfin Quake en 1996 professionnalisera le genre en tant que vitrine technologique. Trois jeux cultes que l’on doit à un même studio : id Software. Maintenant que vous avez compris comment ces trois jeux s’inscrivent dans une logique commune, il est temps de rentrer dans les détails.

quake

Wolfenstein 3D est celui des trois que je connais le mieux (et d’ailleurs le seul des trois que j’ai terminé en entier) tout simplement parce que mon père avait la disquette sur l’ordinateur familial, même si le jeu ne l’est pas. Wolfenstein 3D était particulièrement innovant sur le plan de la technique de programmation et du principe de jeu. Et comme c’était vraiment les débuts de la 3D, quiconque ayant joué au jeu connaît l’horrible mal de crâne provoqué par les mouvements du personnage dans ces décors se ressemblant tous. Wolfenstein 3D comporte six épisodes. Chaque épisode a un boss différent, qui doit être tué à la dernière mission. Seulement neuf des dix niveaux nécessitent d’être finis : le niveau 10 est un niveau secret qui est caché dans l’un des huit premiers niveaux. Dans le premier épisode, le plus culte, le joueur incarne BJ Blazkowicz, un soldat allié qui tente de s’échapper d’un bâtiment nazi, rempli de gardes armés de pistolets et de mitrailleuses, ainsi que de chiens d’attaque. Le bâtiment possède de nombreux passages secrets contenant divers trésors, nourriture, trousses médicales, et autres armes et munitions. Et le jeu allait très loin dans l’absurde puis-qu’à la fin on affrontait Hitler en personne ! Wolfenstein 3D a provoqué un tollé à sa sortie car il contient de très nombreuses références au nazisme (d’ailleurs pour sa sortie sur NES elles ont du être gommées)…

Doom ensuite est le plus culte, il s’en est vendu comme des petits pains (10 millions de copie rien que la première année). Renommé pour être l’un des titres majeurs qui a démocratisé la 3D, Doom est reconnu comme étant le pionnier du jeu multijoueur en réseau, ainsi que pour le fait d’avoir permis aux joueurs de créer leurs propres contenus pour le jeu. Doom n’est sorti qu’un an plus tard que Wolfenstein et pourtant les graphismes étaient déjà plus travaillés et le déplacement dans les décors plus fluide. L’objectif du joueur est de traverser des niveaux, chacun étant peuplé de créatures hostiles qu’on doit combattre, à l’aide d’armes récupérées au fur et à mesure de la progression. On incarne un Space Marine ayant été transféré sur la planète Mars et forcé de travailler pour un complexe militaro-industriel interplanétaire traitant des déchets radioactifs, mais que l’armée utilise également pour mener des expériences secrètes sur la téléportation. Peu avant le début du jeu, les expériences menées par l’armée provoquent l’ouverture d’un portail interdimensionnels avec l’enfer, permettant à une horde de créatures démoniaques d’envahir notre monde. À nous de rétablir l’ordre en leur défonçant la gueule priant ces malotrus de repartir chez eux.

wolfenstein

Enfin le dernier des trois, Quake a apporté la narration au genre FPS, il est beaucoup plus complexe que les deux autres et il ne s’agit plus (seulement) de tuer à tout va. Il se distingue grâce à un moteur 3D permettant d’afficher la totalité des éléments du jeu en 3D. Quake se déroule dans un futur proche dans lequel des chercheurs ont réussi à développer un prototype permettant la téléportation (décidément). Celui-ci est cependant corrompu par un démon qui projette de l’utiliser pour envahir la Terre. Quake connaît aussi dès sa sortie un important succès. Si ses prédécesseurs Wolfenstein 3D et Doom sont considérés comme des jeux révolutionnaires ayant défini le genre, l’influence de Quake, qui représente le sommet de la technologie d’id Software, est encore plus importante. Celui-ci définit de nouveaux standards en matière de gameplay et de communauté, permettant d’attirer encore plus de joueurs que ses prédécesseurs. Le jeu est à la base de grosses évolutions technologiques dans le jeu vidéo et pas seulement pour le FPS.

J’ai déjà évoqué mon rapport avec Wolfenstein et les migraines plus haut, j’ajouterai juste un souvenir (qui est aussi présent dans Doom) : au fur et à mesure que la santé du personnage décroît, l’avatar était de plus en plus amoché comme si on prenait vraiment des coups ce qui était plutôt marrant. Autre souvenir, les niveaux de difficultés énoncés comme tel : Can I play, Daddy? (Je peux jouer, papa ?) – Don’t hurt me. (Ne me faites pas mal !) – Bring ’em on! (Amenez-les !) – I’m Death incarnate! (Je suis la mort incarnée).

Voici la bande annonce du prochain Doom qui sortira en 2016, vous voyez que ça a beaucoup changé depuis le début.

Quels sont vos FPS préférés ? Partagez avec nous vos souvenirs de ces trois jeux !


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