Interview exclusive de Pichu des Mystérieuses Cités d’or

Nous avons rencontré mardi 18 novembre Pichu, le célèbre perroquet du dessin animé des années 80 Les mystérieuses cités d’Or. Nous le retrouvons dans un café de Saint Germain des Prés. Pichu n’a pas réellement changé, même si des rides se sont dessinées au coin de son bec. Il commande un lait de coco, arrange ses plumes de tête avec sa patte et grignote des pistaches.
- La rédaction : Bonjour Pichu, quoi de neuf ?
- Pichu : Bonjour Pichu, quoi de neuf ?
- La rédaction : Ah ah ah, à part ça ?
- Pichu : Je n’ai pas d’actualité en ce moment.
- La rédaction : Il y a pourtant la Nouvelle Version des Cités d’Or sortie récemment, à propos comment se sont passées les retrouvailles ?
- Pichu : Ce n’est pas moi qui joue dedans.
- La rédaction : As-tu regardé cette version ? Qu’en penses-tu ?
Pichu crache une pistache et répond en tournant la tête : « c’est nul ! »
- La rédaction : Qu’as-tu fait après les Cités d’or ?
- Pichu : J’ai ouvert une graineterie spécialisée dans le millet bio.
- La rédaction : Tu n’as pas essayé de retrouver des rôles ?
- Pichu : Non, en France les gens te collent une étiquette. Après les Cités d’or, j’étais grillé dans la profession.
- La rédaction : On te reconnaît aujourd’hui encore dans la rue ?
- Pichu : Oui, les gens crient Alerte ! Aleeeeerte ! quand ils me voient.
- La rédaction : Et comment réagis-tu ?
- Pichu : Je fais semblant de ne pas entendre.
- La rédaction : Peux-tu nous parler de l’ambiance qui régnait sur le tournage des Mystérieuses Cités d’or dans les années 80 ?
- Pichu : Pour moi, c’était avant tout un travail. A vrai dire, j’avais également auditionné pour jouer dans Albator quelques années plus tôt et j’aurais préféré, je me sentais plus proche de l’univers et j’avais des atomes crochus avec Albator. Mais ils ont préféré prendre cet oiseau noir qui d’ailleurs joue très faux. Ils trouvaient qu’il cadrait mieux avec le côté sombre de la série. A l’époque, mes plumes étaient déjà vertes, ils me trouvaient trop voyant.
- La rédaction : Ah je ne savais pas, mais sur le plateau des Cités d’or c’était comment ? Avec Tao notamment.
- Pichu : Honnêtement c’était dur. Tao parlait sans discontinuer du peuple de Mu et moi je devais l’écouter et la fermer. Il était prétentieux et pensait que j’étais à sa disposition en permanence. Il me mettait sur son baluchon et me débitait ses couillonnades de peuple super-évolué toute la journée. Il y avait de quoi devenir chèvre, vraiment. De toute l’équipe c’est lui qui a eu la grosse tête en premier.
- La rédaction : Avais-tu des affinités avec quelqu’un en particulier ?
Pichu paraît impatienté et répète « Avais-tu des affinités avec quelqu’un en particulier ? »
- La rédaction : Tes dialogues étaient assez restreints dans la série, tu disais essentiellement «alerte, aleeeeerte !», as-tu souffert de ce manque d’exposition et d’exploitation de tes capacités ?
- Pichu : Non, pas vraiment, de toute façon je n’aimais pas cette série. Dans Albator, il y avait une vraie trame, une vraie vision du monde. Il y avait un côté « grand soir » qui m’attirait.
- La rédaction : Avec qui t’entendais-tu le mieux sur le tournage ?
- Pichu : Sincèrement pas grand monde. Mendoza était le moins bête, mais j’avais très peu de scènes avec lui. A la fin, avec Tao, on ne se disait même plus bonjour. Même à la cantine, on s’évitait. Sinon, j’aimais bien les Olmecs, Gomez et Papacamayo qui avait de la conversation.
- La rédaction : Et Esteban ? Et Zia ?
- Pichu : Ils étaient en couple à l’époque.
- La rédaction : Vraiment ???
Pichu, agacé, répète : Vraiment ???
- La rédaction : Non, c’est sérieux ?
- Pichu : Le côté people, y a que ça qui vous intéresse. C’est sûr que ça te fera vendre plus de papier que ma graineterie bio. J’aurais mieux fait de fermer mon bec. Tu paieras l’addition.
- La rédaction : Merci Pichu.
Mais déjà, Pichu s’est envolé…

Widget not in any sidebars
- Google +
- Wordpress




