Alphonse Brown – Le Frunkp

En janvier 2003, Michael Youn, qui réveillait tout le monde à coup de mégaphone dans le Morning live, imagine un nouveau personnage loufoque pour son premier film. Dans la Beuze, réalisé par François Desagnat, le héros incarné par Youn se prend pour le fils caché de James Brown, alors qu’il est blanc comme un cacheton. Alphonse Brown, donc, pense également avoir hérité des capacités vocales de son soi-disant paternel et lance un nouveau style mêlant du funk et du rap : le Frunkp. Ce titre, écrit par l’humoriste aux fesses nationalement connues et son fidèle compagnon Vincent Desagnat, lui aussi à l’affiche de la comédie déjantée, deviendra la bande originale du film. Elle se hissera à la première place des hit-parades en Belgique et en France.
Pendant 3 minutes et 22secondes, le pseudo chanteur décrit sa vie dans la « té-ci » reprenant avec dérision les codes des rappeurs et poussant à outrance la caricature. En se la pétant grave, comme s’il était déjà une méga star, Youn/Brown raconte qu’il vient du Havre, joue le séducteur plein de finesse et de délicatesse (« je leur casse le string« ) et montre son ouverture à l’international avec des paroles en anglais et une connaissance pointue des USA (« Un jour, j’irai à New-York ou en Amérique« ). Il n’omet bien sûr pas de « verlaner » pour donner plus d’authenti’cité à l’ensemble.
Bref, un pur moment de rap à passer. Sans prise de tête, sans prise de bec !
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